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Ça y est, grâce à votre énergie, vos recherches et votre volonté, vous avez décroché un entretien pour le poste de testeur de jeu vidéo pour une de vos boîtes favorites ! Félicitations ! Et si nous regardions un peu à quoi s’attendre en terme de salaire ?

Avertissement

Avant toute chose, cet article ne se veut pas une référence de salaires : chaque entreprise possède sa propre façon d’aborder ce sujet sensible. Parfois il y aura un très bon salaire et un travail de titan, parfois un salaire misérable pour tout autant de travail, un peu plus ou un peu moins. Les chiffres énoncés ici ne témoignent que de mon expérience personnelle et de mes recherches sur le sujet.

Ce qu’il faut savoir

Beaucoup de jeunes adultes pensent avoir trouvé le boulot rêvé et repartent un à trois mois plus tard, exaspéré et déçu de voir qu’en tant que testeur de jeu vidéo, il n’ont pas pu faire tout ce dont ils rêvaient. De ce fait, il y a toujours quelques postes à pourvoir, et énormément de postulants.

Le salaire est donc correct mais invite à une vie où l’on doit faire attention à ses dépenses. Les responsabilités, bien que très importantes, sont au final moindres que celles :

  • du coordinateur du projet
  • du développeur
  • de l’artiste

Hors de question donc de se dire : “je m’achète la nouvelle PlayStation 4 avec tous les derniers jeux en date, et pareil pour la Xbox One”.

Des chiffres…

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Lorsque j’étais testeur en localisation en 2006, mon salaire était d’environ £1 000 net.

  • J’avais une location peu chère (£250/£300).
  • Je marchais environ 30 minutes tous les jours pour aller au travail.
  • Mes dépenses fixes me revenaient environ à £350/£400.
  • J’avais tout de même de quoi m’acheter quelques petits à côté, un abonnement mensuel à un jeu (£8), un jeu console (£20), et un ou deux samedis soirs de sortie (£40 par nuit) avec les amis sans me retrouver en négatif.
  • Je n’utilisais pas les transports en commun pour faire des économies.

Comme vous pouvez le voir, il était tout à fait possible de vivre sans avoir de soucis d’argent. La vie a bien évoluée depuis, ces mesures ne sont donc pas à jour, mais tout est question de gestion, après tout.

D’après certaines études américaines, un testeur pourrait gagner de 16 000 à 36 000 dollars américains par an pour son travail. Attention à ces chiffres : ils prennent en compte les testeurs freelance qui sont payés au lance-pierre. La vie est aussi très différent aux states et en Europe. Le salaire y est plus élevé parce qu’il y a moins de droits sociaux (retraite, assurance santé, etc. doivent être prévus par la personne, pas la société).

Pour travailler dans la zone euro en tant que testeur salarié, on doit s’attendre à une fourchette entre 16 000 et 22 000 € annuels nets, soit du SMIC à environ 1 800 € nets par mois. Cela varie selon l’expérience, le temps passé dans une entreprise ou la négociation lors de l’entretien.

… et des bonus

Des bonus existent pour palier au manque à gagner. Certaines entreprises vous proposeront par exemple, afin d’assouvir votre passion, des réductions sur leurs jeux, voir un jeu offert de temps à autre. Si vous travaillez dans une boîte produisant des jeux gratuits, des crédits “payants” seront ajoutés à votre compte perso tous les mois. Plutôt sympa !

Des entreprises proposent également des primes de fidélité : plus vous restez longtemps dans l’entreprise à votre poste, plus votre salaire augmente. Cela est un pari sur votre ténacité : vous serez payé peu au départ, mais si vous pouvez tenir le stress que peut induire ce travail, cela peut vous rapporter un joli salaire en quelques années.

La raison de ce système est simple : beaucoup de jeunes souhaitent devenir testeur et lorsqu’on leur propose ce travail, il y a un temps passé en entretiens de candidats, en formation du sélectionné, en temps d’adaptation et de période d’essai… Tout ceci coûte de l’argent à l’entreprise, car le candidat n’est pas à sa capacité optimum de travail. Un testeur qui reste dans l’entreprise, c’est autant de temps (et donc d’argent) gagné. Certaines entreprises considèrent donc qu’il est naturel qu’une partie soit reversée à la personne en place, pour son professionnalisme et sa fidélité au poste.

Conclusion

Avec cette série d’articles, j’espère vous avoir donné deux choses essentielles : une meilleure connaissance des métiers de test de jeu et suffisamment d’informations pour que ce choix ne soit pas une désillusion. Il n’y a rien de plus triste qu’un rêveur à qui l’on arrache son rêve. Autant prévenir et si les avertissements vous ont donné envie de continuer  dans cette voie, alors foncez et persévérez. Y’a de bonnes expériences à faire !

Liens d’information supplémentaires :


 

Cette série d’articles est destinée à parler du métier de testeur de jeu vidéo. Vous visionnez actuellement le quatrième et dernier article de la série.

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