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À première vue, oui, on serait payé pour jouer aux jeux vidéo toute la journée ! Et bien sûr, on jouerait aux futurs hits bien avant tout le monde, tout en imposant sa vision du jeu, ses améliorations à apporter aux développeurs. La classe non ?

C’est arrivé à peu près à tous les joueurs : un soir, en rentrant de l’école, la tête pleine de choix que l’on nous propose pour son orientation scolaire, on pense au futur. On pense au travail que l’on aimerait faire, pour lequel nous serions prêt à passer le restant de notre vie sur cette même et unique fonction. Et même si certains aspirent à des fonctions tels que médecin, avocat, pompier ou encore auteur à succès de science-fiction, quoi de mieux que de tester un jeu vidéo ?

Petit problème cependant : le métier décrit ci-dessus… n’existe pas.

De quelles compétences ai-je besoin ?

  • Maîtrise de l’anglais, aussi bien à l’oral qu’à l’écrit. En effet, vous communiquerez avec vos collègues en anglais. Les développeurs, les coordinateurs et les managers viennent d’horizons très différents. Sans maîtrise parfaite de l’anglais, il y a peu de chances de travailler dans le jeu vidéo en général. Votre accent français n’est pas un défaut, du moment que vous avez la maîtrise grammaticale vous faire comprendre. Le niveau d’anglais demandé en France par une entreprise est très inférieur à ce que l’on vous demandera dans une boîte de jeu vidéo. N’hésitez donc pas à partir en ERASMUS et faire des stages et voyages au Royaume-Uni.
  • Au minimum un baccalauréat ou équivalent (tout ce qui correspondrait aux A-Levels britanniques). Ce métier requiert une attention propre, et est la base très importante de tout un processus de production. Le diplôme assure, aux yeux de l’employeur, que l’employé sera apte à comprendre les problématiques en jeu dans la phase de test, respecter autrui et son travail même si cela n’est pas en accord avec ce que l’on aurait voulu, et capable d’effectuer un travail de très bon niveau, constamment.
  • Le souci du détail. C’est un point très important. Souvent nous sommes facilement d’accord sur le fait que oui oui, nous avons le souci du détail. Preuve en est de notre capacité à bien voir que ces textures sont nulles sur tel jeu, et bien meilleures sur tel autre ! Mais ce n’est pas ce qui est demandé ici. Là, c’est la capacité à voir, comprendre et analyser le détail. Certaines boîtes vous feront passer des tests à ce propos. Par exemple, ne pas repérer que le bouton de sélection aléatoire indiquait « Random » et qu’il dépassait est une faute.
  • Une grande autonomie de travail. C’est une partie compliquée lorsque l’on n’a pas l’habitude. Surtout lorsque l’on vous laisse un jeu vidéo sur la table. Vous êtes présent au sein de l’entreprise pour effectuer un travail. Personne ne viendra vers vous pour vous dire que la pause café de 30 minutes c’est bien beau mais ça n’accomplit rien. Et si vous n’avez fait que jouer sans travailler sur le jeu depuis le début de la matinée, c’est à vous de vous reprendre très rapidement et fournir un travail de qualité. Rigueur et méthode vont de pair avec cette qualité.
  • Persévérer. Bien plus facile qu’il n’y paraît, mais nous en reparlerons lorsque l’on vous aura demandé de reproduire le bug qu’un joueur a trouvé, et qui ne se reproduit qu’avec un chance incroyable. Ou lorsque l’on vous demandera d’effectuer un playthrough au niveau de difficulté maximum, sans cheat, pour aller vérifier qu’il y a bel et bien un bug à l’avant-dernière scène du jeu si l’on n’a pas sauvegardé le jeu une seule fois depuis le début. Bien sûr, en respectant les délais demandés par votre chef (qui vous laisserait volontiers plus de temps, s’il n’avait pas de très bonnes raisons de s’en tenir à ces délais). À savoir également : même si l’on vous donne un jeu à tester qui se finit en une dizaine d’heures, vous allez très certainement travailler dessus tous les jours. 8 heures par jour. Pendant plusieurs mois. Savoir persévérer, c’est une qualité nécessaire et très appréciée dans le jeu vidéo. N’abandonnez pas.
  • Être humain. Savoir rire, partager, communiquer, c’est important. Le métier de testeur de jeu vidéo demande beaucoup d’efforts et d’attention, il est très fatiguant. Il faut donc savoir s’ouvrir aux autres et ne pas se retrancher dans son coin. Il ne faut pas oublier que beaucoup de personnes aimeraient pouvoir participer à la conception d’un jeu vidéo !
  • Finalement, la capacité à travailler sous pression. J’ai commencé à vous faire remarquer les délais parfois impossibles que l’on impose. Ou les heures supplémentaires nécessaires pour finir le travail. Le jeu vidéo, quel que soit le métier que l’on choisit, détend à l’extérieur de l’industrie, mais fait perdre de nombreux cheveux si l’on n’est pas capable de garder le contrôle de son niveau de stress.

 

Voici une petite vidéo québécoise que j’ai trouvé sympathique et qui résume le métier :

 

Cette série d’articles est destinée à parler du métier de testeur de jeu vidéo. Vous visionnez actuellement le premier article de la série.

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